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Modérateurs : GM14 , denis , michbzh , Medram , Christian Roulleau

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#1 09-02-2021 11:23:34

RODANGES
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Saumons des Gaves

Un article de Pêches sportives :

https://www.peches-sportives.com/saumon … ntre-amis/
Saumon de l’Adour, petits arrangements entre amis…
On croyait la pêche estuarienne au filet du saumon dans l’Adour interdite sur 7 km au
niveau de Bayonne, car le tribunal avait rappelé l’an passé qu’en ce lieu, la pêche n’a
jamais été autorisée et qu’elle est donc par conséquent interdite. Or le nouvel arrêté
préfectoral ignore cette décision et autorise la pêche de la plupart des espèces
migratrices et notamment du saumon. L’association Défense des milieux
aquatiques (D.M.A) a mobilisé les acteurs de la pêche de loisir et compte déposer un
recours pour que la loi soit appliquée. Des heurts sont à craindre tant les pêcheurs à
la ligne en ont assez des passes-droits entre administration, personnalités politiques
et pêcheurs professionnels dans cette région.
(Extrait d’un courrier de D.M.A)
“Les 27 novembre et 1er décembre dernier ont été respectivement publiés l’arrêté
annuel de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et l’arrêté annuel de la préfecture
des Landes réglementant la pêche dans l’Adour fluvial en 2021.
Les arrêtés autorisent :
1. la pêche aux engins et filets pour cibler lamproies et aloses du 1er janvier au 31
décembre dans les eaux de l’Adour, alors que la pêche du saumon n’y est autorisée
que du 13 mars au 31 juillet.
Or le code de l’environnement réprime sévèrement la simple détention “d’engins,
instruments ou appareils utilisables pour la pêche du saumon à une période et dans
une zone ou à proximité immédiate d’une zone où leur pêche est interdite.”
2. la pêche aux engins et filets de la lamproie marine et de la grande alose alors que
ces deux espèces sont respectivement considérées “en danger d’extinction” et “en
danger critique d’extinction” depuis juillet 2019 et que la tendance des stocks de ces
amphihalins est à la baisse. L’autorisation de pêche paraît donc tout à fait contraire
au principe de précaution.
3. la pêche aux engins et filets, qui capture notamment lamproies marines et
fluviatiles, grandes aloses et aloses feintes, et saumons atlantiques, alors que ces
cinq espèces sont théoriquement protégées au sein de l’aire NATURA 2000 qui
recouvre L’Adour. Or, en dépit du code de l’environnement, qui fait obligation du
contrôle des impacts d’une telle activité, on n’a jamais procédé à la moindre
évaluation de cette pêche aux engins.
Il saute donc aux yeux des gens sensés et, plus encore, de ceux qui connaissent les
textes et qui exigent leur application stricte, qu’il ne peut y avoir aucun passe droit,
aucune autorisation et que ces récents arrêtés ne sont qu’une entourloupe de plus !
D.M.A. revendique donc l’annulation :
– de l’autorisation de pêche professionnelle et amateure aux engins et aux filets de
toutes les aloses et de toutes les lamproies, quand cette autorisation est donnée en
dehors des périodes et des horaires où celle du saumon est autorisée, en application
de l’article L436-16 du code de l’environnement,
– de l’autorisation de pêche professionnelle et amateure aux engins et aux filets de la
lamproie marine (Petromyzon marinus) et de la grande alose (Alosa alosa), par
application du principe de précaution,
– de l’autorisation de pêche professionnelle et amateure aux engins et aux filets de
toutes les aloses, de toutes les lamproies et du saumon, pour défaut d’évaluation des
incidences NATURA 2000 sur le site de l’Adour dans sa totalité.
Pour l’instant la synergie autour de D.M.A. est composée de (dans l’ordre
chronologique de leur association à cette action) :
– L’A.A.P.P.M.A. du Gave d’Oloron
– L’Association Salmo Tierra-Salva Tierra
– La Sepanso 64
– ANPER-TOS (Association Nationale de Protection des Eaux et Rivières)
– La Sepanso 40
– L’A.A.P.P.M.A. La Gaule Aspoise
– L’A.A.P.P.M.A. Basaburua Haute Soule
– L’A.C.C.O.B. (Association pour la Conservation du Cadre de Vie d’Oloron et du
Bager) – C’est elle qui milite, avec d’autres associations à ses côtés bien sûr, pour la
préservation du sanctuaire des frayères à saumon de ce secteur du Bager alors
qu’un important projet de carrière pourrait le ruiner.
– L’A.A.P.P.M.A. la Gaule Paloise
– L’A.A.P.P.M.A. la Gaule Orthézienne”

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#2 09-02-2021 19:37:22

DidierF
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Re : Saumons des Gaves

Bonjour,
merci pour cette information
juste un complément
ci-dessous les 15 associations de la coalition  qui participent à cette action
Membres de la coalition (par ordre alphabétique) :
AAPPMA DE BASABÜRÜA
AAPPMA DES BAÏSES
AAPPMA DU GAVE D'OLORON
AAPPMA LA GAULE ASPOISE
AAPPMA LA GAULE ORTHEZIENNE
AAPPMA LA GAULE PALOISE
AAPPMA LE PESQUIT
ACCOB
ANPER-TOS
DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES
PROTECTION HAUT BÉARN ENVIRONNEMENT
SALMO TIERRA SALVA TIERRA
SEA SHEPHERD
SEPANSO 40
SEPANSO 64

et suivant l'information que j'ai la fédération  64  a refusé oralement de participer

Didier

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#3 09-02-2021 19:54:35

DidierF
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Re : Saumons des Gaves

Re bonjour,
lien sur l'action sur youtube

https://youtu.be/XrAIDkUGOAk

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#4 09-02-2021 20:22:32

RODANGES
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Re : Saumons des Gaves

La question est : y a-t-il déjà un recours en route contre l'arrêté préfectoral, et si c'est le cas quel est l'avocat? Si ce n'est fait on parle pour rien car le délai de recours est bref.
En premier il faudrait un recours gracieux pour prendre date avant le recours contentieux.

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#5 09-02-2021 21:46:52

raphaël
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Re : Saumons des Gaves

Jos, MP  wink


Qu'est ce que la civilisation? Une fin en soi, ou un stade avancé de la barbarie? H. Melville

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#6 05-05-2021 13:05:33

DidierF
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Re : Saumons des Gaves

Bonjour,
copie de l'article parue dans le journal Sud Ouest


Après le port de Bayonne, la pêche fluviale dans l’Adour est, elle aussi, visée

Le 30 avril, un collectif d’associations a attaqué au tribunal administratif de Pau la pêche au filet dans la partie fluviale de l’Adour. Il demande son interdiction à l’État
La pêche, encore et toujours. Sur le front de la préservation des espèces, l’activité figure en bonne place parmi les problèmes pointés du doigt par les défenseurs de l’environnement. Au Pays basque, mais aussi dans les Landes et dans le Béarn, traversés par les gaves et l’Adour, les conflits autour de la pêche sont légion.
Si celui du saumon dans l’embouchure du port de Bayonne a souvent alimenté les débats, un peu plus haut sur l’Adour, des oppositions naissent aussi. Le 30 avril dernier, devant le tribunal administratif de Pau, un collectif de 15 associations, baptisé Coalition contre les engins de pêche de l’Adour fluvial, a attaqué en référé pour faire cesser le plus rapidement possible la pêche au filet. Le délibéré ne sera connu que dans quelques jours.
Pour saisir les enjeux de ce nouveau front ouvert entre pêcheurs professionnels, écologistes et fédérations de pêche de loisir, il est utile de rappeler que la réglementation sur l’Adour répond à deux logiques. Il y a d’un côté la pêche maritime, qui couvre une zone allant de l’embouchure au pont d’Urt, où se mêlent eaux douces et salées. Puis, il y a la pêche fluviale, au-delà du pont d’Urt, soit 22 km en amont de l’embouchure, jusqu’au confluent des gaves de Pau et d’Oloron.
Dans l’Adour fluvial, la pêche professionnelle au filet concerne une quinzaine de bateaux, explique Alain Cazaux, président de l’association qui représente ces professionnels. Les autres, soit l’essentiel de la quarantaine de pêcheurs de l’Adour fluvial, se concentrent sur la pêche à la civelle.
Grande alose ou lamproie marine
« On reproche à l’État d’autoriser cette pêche au filet qui met en danger des poissons migrateurs comme la grande alose ou la lamproie marine », explique Philippe Garcia, l’un des membres du collectif requérant. « Pour nous, il faut prendre des mesures supplémentaires pour éviter un effondrement soudain, tandis que l’État assure que la pêche n’est jamais responsable », avance l’écologiste.
Il l’assure, il ne « reproche rien aux pêcheurs ». Selon lui, les revenus tirés de cette pêche sont « modestes mais pas négligeables » et pourraient parfaitement être indemnisés par l’État, pour compenser les pertes. C’est la voie dans laquelle sont entrés les pêcheurs de saumon du port de Bayonne, actuellement en phase de négociations pour l’arrêt de leur activité moyennant une enveloppe de 4 millions d’euros. « La pêche fluviale pèse quatre fois moins lourd que la pêche maritime », soutient Philippe Garcia.
« Demander le retrait des filets, ça signifie la disparition des professionnels. Comment des gens normalement constitués peuvent demander l’éviction pure et simple d’une catégorie professionnelle ? Ce n’est pas entendable », tonne de son côté Alain Cazaux. « On a consenti beaucoup d’efforts et là, ça commence à bien faire, on nous prend pour des rigolos. »
Tourisme, agriculture et densité
La pêche est une activité très réglementée, explique le professionnel. Un Plan de gestion des poissons migrateurs (Plagepomi), élaboré en 2015, sera renouvelé en décembre 2021, par un comité de gestion qui réunit État, pêcheurs amateurs et professionnels et propriétaires riverains.
Pour ce qui est de la ressource, Oliviez Azarete, du Comité interdépartemental des pêches maritimes et des élevages marins, aimerait qu’on arrête de « focaliser le débat sur la pêche ». L’Adour et ses affluents, ce sont des kilomètres de cours d’eau, dans des départements où cohabitent exploitation touristique (stations de ski), industries pétrolifères (bassin de Lacq), cultures agricoles (irrigation et intrants), stations d’épuration, zones urbaines densifiées et densité démographique en pleine expansion. « Ces associations voudraient un cheptel tel qu’on l’a connu en 1900, mais il y a un milieu à prendre en compte ! »
Il pointe notamment l’impact des barrages sur les passages des migrateurs et la qualité des frayères. « Le débat s’est tellement focalisé sur le saumon que le reste a été délaissé ou mal fait. »
Une bande littorale protégée
Pour aller plus loin, la coalition d’associations met aussi sur la table une bande d’exclusion de la pêche, à 2 miles nautiques de la côte. « On sait que le saumon longe la côte avant de remonter pour fureter dans les ruisseaux », détaille Philippe Garcia. Ce qui rendrait les poissons « très vulnérables » face aux filets droits des pêcheurs, en surface, dans cette bande littorale. Ces 2 miles nautiques seraient « la solution pour restaurer la ressource car c’est là que se trouvent les nourriceries ». « Nous proposons de tester cette hypothèque pour qu’on se rende compte que ça marche. Il faut laisser grandir les petits poissons et on en récoltera les fruits. »

Didier

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