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Le forum du Club des Saumoniers comporte trois parties :
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Modérateurs :Christian Roulleau , denis , michbzh , Medram , speycaster

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#1 16-04-2017 19:07:49

Jmdthym
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Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Etude interressante sur le sujet.
document pdf

Dernière modification par Jmdthym (18-04-2017 13:49:34)

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#2 18-04-2017 09:08:14

jlpmzy
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bonjour
et si l 'on est pas convaincu il suffit de les observer regroupés au pont canal du Guetin ou au barrage des lorrains   sad


Si tu as une pomme, que j'ai une pomme, et que l'on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j'ai une idée et que l'on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées. G B Shaw (1856-1950)

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#3 18-04-2017 11:16:48

Clarence
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Barrage de Poses sur la Seine, jusque dans les passes à poissons..! sad Faut il interdire la remise à l'eau des silures capturés? Ce pourrait être un début

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#4 18-04-2017 11:31:26

Christian Roulleau
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Ils sont maintenant aux portes du Haut Allier  mad


<*(((((><

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#5 20-04-2017 10:26:51

fabrice
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Comment se fait il que ce poisson ne soit pas considéré comme nuisible ou espèce invasive ? Dans ce cas la réglementation stipule qu'il est interdit de remettre à l'eau ce type de poisson, quelque soit la taille et la période.

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#6 20-04-2017 10:54:23

salmo69
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Attention toutefois à ne pas tomber dans des gestes de pure cruauté et de torture comme nous avons pu le voir sur la Saône de la part de certains pêcheurs de carnassiers qui accusaient le silure (à tort ou à raison) de la raréfaction du sandre et du brochet: silures éventrés et remis à l'eau, barbillons sensoriels (indispensables à la détection des proies) coupés au sécateur...etc.


Jean

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#7 21-04-2017 21:56:01

philippe germain
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bonsoir à tous, oui Jean et Fabrice comment ne pas s'inquiéter de telles actions sur une espèce invasive des plus prédatrices, les études conduisent à l'évidence sur d'autres posts et ces études référencées mais pourtant contredites sur le bol alimentaire du Silure.
Il aura fallu que quelques passionnés recherchent des, ces arguments pour porter une demande argumentée devant des instances et le ministère, comme si les avis scientifiques n'étaient pas suffisants pour prendre une décision, cad la révision de son classement en espèce nuisible en France.( affaire à suivre)
Compte tenu de sa capacité d'adaptation et sa progression de colonisation des eaux libres cet opportuniste sera vite en place sur les eaux de 1er catégorie.....
voir ce que sous la houlette de la FNPF et nos FD qui associent et interrogent les pêcheurs Bretons sur la présence de ce combattant "poisson glouton"qui peu défier les plus grands saumoniers à la mouche  !
http://www.observatoire-poissons-migrat … alites/158
cdlt philippe

Dernière modification par philippe germain (23-04-2017 12:52:35)


la sagesse n'attend pas le nombre des années, quand, coulera une rivière pleine de grands saumons nous serons des rois.

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#8 27-04-2017 11:13:07

saumon63
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bonjour.
La situation des populations sur le bassin de la Loire et de l'Allier devient plus que préoccupante. Sur le site de la salmoniculture de Chanteuges, www.saumon-sauvage.org, parallèlement au comptage des poissons passant à Vichy ( 350 ce jour) on apprend que la situation sanitaire est inquiétante. Sur un total de 21 saumons capturés dans le piège, 9 sont blessés sérieusement et 6 dans un état fortement dégradé. En quelques cycles la question de pérennité de l'espèce saumon peut même se poser.
Merci.

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#9 27-04-2017 12:00:28

Pascal
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bonjour,
connais t'on l'origine de ces blessures?


"Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire, il faut le faire ..." Théodore Monod

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#10 27-04-2017 12:14:48

saumon63
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bonjour.
Compte tenu de la concentration invasive de silures aux abords des seuils, passes à poissons et radiers de ponts, le doute n'est plus permis. D'autant que dans leur étude sur <La prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire> C Boisneau et N Belhamiti de l'Université de Tours précisent, entre autre que <La biomasse de proies de silures de plus de 1,80 m est constituée à 63 % de saumon>.
Bel avenir pour le grand migrateur en Loire et Allier.
Merci.

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#11 27-04-2017 13:51:29

jlpmzy
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bonjour
ci dessous publication d 'emmanuel Gladel sur le sujet :
je cite :
------------------------------
Vu les résultats des nombreuses bléssures constatées par Patrick Martin sur le contingent des saumons 2017, il me semble impératif d'ordonner à Logrami , à l'Onema , aux Fédérations de pêche , à la Dreal , à l'APS , au collectif Loire Vivante , etc .... de se pencher au plus tôt et ceci avec le plus grand serieux sur la raison de ces dommages corporels qu'il condamne depuis maintenant 16 ans ! .....;
On ne peut plus longtemps continuer ainsi Messieurs les Gestionnaires .
21 saumons capturés la semaine derniére dont 15 bléssés et parmi eux 6 dans un état déplorable . C'est bien beau de compter les saumons à Vichy , encore faut-il qu'ils soient en état de gagner leurs frayéres . Cela fait trop longtemps que l'on condamne ces mortalités et le manque de géniteurs recensés vu le nombre passé à Vichy . Cela correspond à la moitié certaines années !
Que ces organismes fassent ENFIN le travail et aillent voir en Loire ce qui se passe véritablement .
Question judicieuse :
Constate-t-on des bléssures sur les saumons engagés sur la Vienne et sur la Loire à Decize ?
Si la réponse est négative il sera alors facile d'aller voir en été les seuils des centrales nucléaires ainsi que ceux de Blois , de Gien , La Charité ou autres obstacles susceptibles de blésser les saumons .
Il faudra aussi vérifier sur le bas Allier au Guétin et aux Lorrains .
Cette situation ne peut dûrer plus longtemps .
Les amoureux du saumon aprés 25 ans de fermeture ne veulent plus voir autant de saumons bléssés c'est à dire à 75 % !
Il me semble qu'une pétition contre Logrami , l'Onema , et autres gestionnaires doit voir le jour pour faire enfin avancer la cause saumon de l'Allier .
Sinon , pourquoi ne pas porter plainte contre eux pour non assistance à espéce en danger de disparition et non prise en compte de l'état sanitaire des saumons depuis 16 ans .
Je suis à l'écoute également de vos propositions .
De notre côté il nous faut aussi bouger .
ETES-VOUS PRÊTS ? ........................ Je suis curieux de voir qui ça intérésse ......................
Non seulement les saumons avant la fermeture étaient dans un état sanitaire plus que satisfaisant mais aussi nombreux qu'aujourd'hui sur leurs frayéres.
PARTAGEZ ce message et faites savoir autour de vous .
On ne sera jamais assez nombreux . MERCI .
--------------

JLP


Si tu as une pomme, que j'ai une pomme, et que l'on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j'ai une idée et que l'on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées. G B Shaw (1856-1950)

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#12 09-06-2017 23:41:12

philippe germain
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire


la sagesse n'attend pas le nombre des années, quand, coulera une rivière pleine de grands saumons nous serons des rois.

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#13 10-06-2017 00:08:53

Bernard.L
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Un peu hors sujet , mais concernant aussi les silures . Une vidéo tournée à Albi que j'avais vue sur une chaine télé :
   
                         

En extrapolant peut-être un peu , pourquoi pas  des enfants pataugeant au bord de l'eau ou tombant d'un canot ?
On commencera à se poser des questions et prendre des mesures  .

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#14 10-06-2017 00:55:06

Charles16
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Dans toutes les rivières envahies par les silures, on constate une raréfaction de la population piscicole. En Espagne, ce poisson est classé, fort justement: "Nuisible". En France, à part une invasion hélas naturelle, par la Saône, et le Rhône, il a été introduit frauduleusement et illégalement par des pêcheurs inconscients. Il est l'objet de la ferveur de passionnés de cette "pêche au veau", et bénéficie de la bienveillante bénédiction des magasins de pêche car générateur d'achat de Barques, de sondeurs, moteurs HB, accastillage, et autres matériels spécifiques. Ses supporters inquiets d'un classement en "nuisible", lui trouve toutes les qualités, entre autres: il ne mange quasiment rien, et il n'est pas mangeable. Faux, dans les revues spécialisées concernant sa pêche, les mêmes qui nous expliquent qu'il ne mange que des cacahuètes, préconisent pour le pêcher, de l'appâter avec un carpeau d'au moins 4 livres. Pour contrer ces contrevérités, le silure est non seulement bon, mais très bon à manger; sur les bords du Danube, il est vendu au marché, et il existe de très nombreuses et délicieuses recettes. En France, certains restaurant le servent déjà, sous le nom de "Merval".
Nous avons déjà assez de problèmes dans nos rivières: pollutions, cormorans, braconnages, nous n'avions pas besoin de ce fléau.
Même classé en nuisible, il va falloir de longues années avant de l'éradiquer. C'est dramatique, mais impérativement nécessaire.
Il serait d'ailleurs judicieux, d'inciter les pêcheurs professionnels de saumons, aux filets, dans les estuaires du sud-ouest, à changer de pêche, et à se tourner vers le silure, ne serait ce que pour ses valeurs gustatives, et pour approvisionner les restaurants.
Après son invasion en rivières de 2 ème catégories, il est à noter qu'il commence à remonter de plus en plus loin dans les zones à salmonidés en 1ère catégories.
À noter que les mêmes pêcheurs bienveillants sur sa présence en France, passent la frontière espagnole, de plus en plus nombreux, pour allez pêcher les rivières ibériques, depuis que le silure y est classé nuisible, et éliminé. Paradoxal !
À quand la même chose en France ? Faut il attendre le drame irréversible ?

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#15 10-06-2017 10:03:24

philippe germain
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Merci pour vos réponses et à Saumon 63 et Pascal de Talloire,  Louis Sauvadet APS, m'avait transmis quelques infos sur les blessures abrasions morsures? http://www.saumon-sauvage.org/actu/les- … Y.facebook
elles pourraient être corrélées à la prédation par les silures sur les passes à migrateurs ou sur des zones de stationnement de saumon et les silures n'ont plus qu'a les engloutir.
j'ajoute que le document synthèse du 27 février 2017 du groupe silure précise
•Sur le cadre réglementaire, les protocole et moyens techniques:Le classement du silure en espèce susceptible de créer des déséquilibres  biologiques  ne semble plus d’actualité d’autant que la loi biodiversité a dépénalisé la remise à l’eau.

Chacun à son niveau appréciera ces décisions rendues par un groupe d'experts représentatifs.

Dernière modification par philippe germain (10-06-2017 10:09:44)


la sagesse n'attend pas le nombre des années, quand, coulera une rivière pleine de grands saumons nous serons des rois.

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#16 10-06-2017 18:54:31

RODANGES
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

jlpmzy a écrit :

Bonjour
ci dessous publication d 'emmanuel Gladel sur le sujet :
je cite :
------------------------------
Vu les résultats des nombreuses bléssures constatées par Patrick Martin sur le contingent des saumons 2017, il me semble impératif d'ordonner à Logrami , à l'Onema , aux Fédérations de pêche , à la Dreal , à l'APS , au collectif Loire Vivante , etc .... de se pencher au plus tôt et ceci avec le plus grand serieux sur la raison de ces dommages corporels qu'il condamne depuis maintenant 16 ans ! .....;
On ne peut plus longtemps continuer ainsi Messieurs les Gestionnaires .
21 saumons capturés la semaine derniére dont 15 bléssés et parmi eux 6 dans un état déplorable . C'est bien beau de compter les saumons à Vichy , encore faut-il qu'ils soient en état de gagner leurs frayéres . Cela fait trop longtemps que l'on condamne ces mortalités et le manque de géniteurs recensés vu le nombre passé à Vichy . Cela correspond à la moitié certaines années !
Que ces organismes fassent ENFIN le travail et aillent voir en Loire ce qui se passe véritablement .
. MERCI .
--------------

JLP

"Ordonner à lOGRAMI et à l'ONEMA (deveu AFB), à la DREAL etc... Oui, c'est si simple, surtout que ce ne sont pas eux qui pourraient en décider... Il faudrait arrêter de débiner ceux qui apportent une aide technique ou réglementaire, en quelque sorte le thermomètre. Et dans le Yakafaukon, on peut aussi aller le pêcher : c'est légal.
Le problème du silure a été abordé vendredi dernier lors du groupe d'appui du Plagepomi et un certain nombre d'arguments ont été avancés, pas toujours dénués d'arrières-pensées de la part des pêcheurs professionnels ou de P. Martin qui semble avoir un ''deal'' avec eux. Ceci pour la forme.
Sur le fond, on ne peut qu'être d'accord avec la nécessité de réguler les populations de silures dans et autour des obstacles, mais la loi française (ça existe) ne permet pas de décider d'un claquement de doigts qu'on peut s'attaquer à une espèce. C'est de l'ordre du politique, et si une pétition doit être organisée, elle doit être en direction des préfets.
J'entends d'ici qu'on braille sans cesse contre les pêcheurs pro. Eh bien l’année dernière l'un d'entre eux a fait 19 tonnes de silures... Mais ils hésitent à accepter d'être porteurs du projet de régulation (voir ci-après), eu égard au fait que les pêcheurs de silures leur cassent déjà assez de matériel.
On trouvera ci-après les recommandations du Conseil scientifique. Comme quoi on avance... un peu

Rapport du Conseil scientifique

Il est également utile de rappeler que, si les Dreal pilotes du Plagepomi peuvent constituer une aide et un accompagnement efficace pour la mise en place d’actions de régulation, elles n’ont pas vocation à les porter.
Présentation des avis formulés par le Conseil scientifique « poissons migrateurs de la
Loire »
Le Conseil scientifique, réuni les 9 & 10 novembre dernier, a confirmé la menace que constituait le silure pour les migrateurs de Loire en reconnaissant la pression de prédation qu’il représente. En matière de gestion, les recommandations de cette instance s’orientent sur deux axes majeurs :
• la connaissance :
Le conseil recommande de poursuivre et d’approfondir l’acquisition de connaissances sur cette espèce pour mieux la caractériser (estimation des effectifs de silures, modélisation de ses interactions dans l’écosystème, capacités de franchissement des passes, étendue des territoires colonises (ADNe…) et évaluer le moyen le plus efficace de stopper son expansion. Il insiste également sur les suivis nécessaires des actions qui pourraient être engagées pour évaluer leur efficacité et les faire évoluer en conséquence.
• l’action :
Le conseil s’inquiète du statut de l’espèce et des possibilités de transferts et d’introductions d’individus. A défaut d’une évolution de la réglementation, il invite à une communication pédagogique pour limiter ces pratiques, notamment sur l’amont du bassin, secteur réputé d’exception pour le saumon.
S’il est très nuancé sur l’efficacité d’actions de régulation, le conseil les envisage pour le secteur amont de l’Allier, en s’appuyant sur les points de blocage existants de manière a préserver les saumons ayant la meilleure chance de permettre un renouvellement de population. Surtout, il insiste pour que de telles actions soient suivies et ne constituent pas un frein au rétablissement de la continuité écologique.
Présentation de la fiche-projet
Voir fiche-projet jointe.
1 Extrait du compte-rendu de la dernière réunion du COGEPOMI : la nécessite de poursuivre l’acquisition de connaissances sur l’espèce et sa pression de prédation, et que des discussions sont en cours pour étudier la faisabilité d’actions expérimentales de pèche au niveau d’ouvrages hydrauliques, dans un cadre juridique et financier restant à définir. Des réunions dédiées seront organisées dans les prochains mois afin de soumettre des propositions concrètes au prochain COGEPOMI
Synthèse des remarques et relevé de décision
1. Sur le volet connaissance et données :
Le conseil scientifique a axe ses recommandations sur la protection du saumon et donc le bassin amont : il ne faut pas pour autant négliger l’impact du silure sur les autres migrateurs. Les besoins en connaissance de la répartition de l’espèce demeurent, ce qui peut expliquer la position prudente du conseil sur ce sujet. Il conviendra donc de poursuivre la valorisation des données disponibles (SNPE, réseau DCE, Suivi des passes (LOGRAMI)…). L’AFB a réalise une première analyse de ce type de données en 2016 (pèches électriques, abondance relative, aire de répartition). Ce travail n’a pas été mené a son terme. Le tableau de bord migrateurs va réaliser en 2017 une première approche sur la faisabilité d’un indicateur sur la prédation du silure.
Le besoin d’approfondissement des connaissances concerne également les actions de régulation existantes sur d’autres bassins (Golfech). Il est signale une étude prévue par les fédérations de pèche du Morbihan et d’Ille-et-Vilaine.
La mise en place envisagée d’un système de télédéclaration (des captures des pécheurs professionnels) sur le modèle de télécacivelles pourrait permettre un suivi plus rapide des données de captures en particulier de silures. La fourniture de données biométriques pourrait être envisagée.
Conclusion sur le volet connaissance :
Sont envisages :
→ l’approfondissement, la compilation et le croisement des données existantes (LOGRAMI, AFB) ;
→ la poursuite de la recherche bibliographique sur le silure et des autres grands prédateurs en France et à l’étranger (à noter qu’un retour d’expériences existe en Irlande sur la régulation du brochet et qu’il semble utile d’étudier la situation sur le Danube, aire originale du silure ou l’espèce est en déclin).
La poursuite des études et analyse de données peut être accompagnée par la recherche d’actions de régulation. Toutefois, les lacunes encore observées dans la quantification de l’impact du silure et son aire de répartition incitent a souligner le caractère expérimental et évaluable que devront présenter ces actions. Le COGEPOMI n’a en effet pas validé une politique de régulation, mais des actions ponctuelles à évaluer.
2. Sur la mise en place d’une action de régulation expérimentale :
• Sur les objectifs
Les objectifs d’une action de régulation expérimentale peuvent dépendre des migrateurs que l’on cherche à protéger. Néanmoins, l’objectif fondamental, tout migrateurs confondus, semble être d’obtenir un franchissement sans mortalité et sans retard des obstacles à l’écoulement.
A cet égard, il est précisé que le franchissement sans retard (comme a Belleville sur la Loire par exemple) représente l’objectif, la référence de ce qu’on cherche à atteindre. Il est signalé qu’on observe pourtant des accumulations de silures au pied de cet ouvrage.
Il est globalement assez probable que des concentrations de silures continuent de s’observer même avec des dispositifs de franchissement tres fonctionnels. Il faudra donc s’intéresser à la mortalité ou au retard de migration qui seraient induits par le silure.
Les débats ont également porté sur les tailles de poissons à cibler : • soit on veut impacter la population de silures et on cible toutes les tailles, mais cela nécessite des moyens de pèche plus intenses et plus impactants ;
• soit on veut limiter la prédation des migrateurs pendant une période limitée et on ne prélève que les plus gros individus.
Chaque hypothèse se traduit par des actions différentes et peut déterminer le choix de la méthode de pèche, les possibilités de revente des poissons et de financements…
Conclusion intermédiaire :
L’objectif cadre suivant est proposé : expérimenter, suivre et évaluer l’efficacité à court et moyen terme de pêches ciblées de silure à proximité de certains ouvrages hydrauliques à déterminer ou la prédation et la perturbation d’autres espèces de poissons (de migrateurs en particulier) est jugée importante et préjudiciable a l’échelle du bassin.
En outre il est suggéré de retenir les objectifs complémentaires suivants : caractériser les passages de silures dans les dispositifs de franchissement et l’évolution du franchissement des passes par les migrateurs en fonction de la présence ou non de silures. Evaluer le temps de retour des silures.
• Sur les suivis
La mise en place de suivis est indispensable pour évaluer l’action (suivis des passes, analyse des contenus stomacaux, biométrie, analyse isotopique, comparaison avec les études en parcours libre). Il conviendra de définir clairement a quelle question ils doivent répondre pour les définir et les mettre en œuvre. La localisation de l’action sur un secteur suivi par le passe et disposant de dispositif de comptage sera un avantage pour mettre en œuvre une action. Ils permettront de disposer d’un état zéro avant action et de facilites de suivi.
• Sur le secteur
Il semble nécessaire de mettre en place les actions de pêche expérimentale sur un secteur suffisamment étendu de part et d’autre des ouvrages qui seraient retenus, afin de prendre en compte les zones de chasse et de repos des silures.
Le choix des ouvrages de Saint Laurent des Eaux, Dampierre et Belleville sembleraient pertinent. Cependant, ces ouvrages pressentis pour leur enjeu  silure  sur la Loire moyenne ne sont pas équipés d’un suivi des poissons migrateurs et il semble difficile d’en mettre en place compte-tenu des dimensions de ces passes pour un dispositif de comptage. La possibilité d’un radiopistage sera limitée par le manque de moyens de piégeage des migrateurs en aval. Les vidéo-comptages en amont pourraient donner une information partielle avant/après . Sans cette information il sera difficile de savoir si l’action a un gain significatif ou si les quelques silures restants suffisent à maintenir les retards à la migration. Le cas de Vichy (qui présente en outre l’avantage de disposer d’une station de comptage contrairement aux autres ouvrages cites) est aussi évoque, le conseil scientifique ayant focalisé des recommandations sur l’amont du bassin de part son expertise sur le saumon.
Néanmoins, pour envisager une action, il faudrait intégrer l’ensemble des migrateurs.
4/6
• Sur le cadre réglementaire, les protocole et moyens techniques :
Le classement du silure en espèce susceptible de créer des déséquilibres biologiques ne semble plus d’actualité d’autant que la loi biodiversité a dépénalisé la remise a l’eau. Le dispositif mis en place ne devra pas engendrer d’obstacle supplémentaire ou tout du moins limiter au maximum cet impact dans le choix de la méthode de prélèvement des silures pour éviter de créer plus d’impact que les silures eux-mêmes par cette action. Il devra comporter un  état initial  pour permettre de caractériser le problème et de mieux évaluer l’efficacité de l’action.
Il conviendra de bien distinguer l’action évoquée ici et donc a caractère expérimental de l’action dans la durée sur la valorisation de l’espèce (pour une éventuelle exploitation commerciale).
Les aspects techniques suivants sont discutes :
- cibler les périodes de migration,- travailler sur un engin sélectif silure (qui laisserait passer les migrateurs),
- réfléchir à l’instauration d’un  sanctuaire  au pied des ouvrages (pour les migrateurs) à l’aide de filets adaptes,
- mettre en place un arrêté de pèche scientifique (R436-9) pour permettre la pèche en pied d’ouvrages.
La possibilité de pèche à proximité des ouvrages pour les amateurs aux engins ne semble pas
envisageable, car ils ne disposeraient pas des engins nécessaires. La question de la destination des silures pèches n’est pas réglée (pas de vente possible).
• Sur le cadre financier et le portage du projet :
L’appel à projets migrateurs semble constituer une réelle opportunité (sortie de l’AAP 2018
prévue le 3 avril – possibilité de financement jusqu’a 50 % Agence et 50 % FEDER). Il semble judicieux d’ajouter une mention dans l’appel a projets sur la recevabilité de projets d’actions de régulation, dans un objectif de connaissance, tels qu’évoqués.
En ce qui concerne le portage des actions, l’intérêt de la réalisation des pèches par les professionnels est lie d’une part aux compétences techniques nécessaires et d’autre part a la possibilité de commercialisation du silure (ce qui limiterait les besoins en financement aux actions de suivis et d’évaluation). Toutefois, les pécheurs professionnels précisent que, dans certains secteurs, le climat entre catégories de pécheurs suggérerait qu’ils ne soient pas les seuls porteurs d’un tel projet.
Une communication expliquant les enjeux en termes de préservation de la biodiversité ou encore permettant de favoriser la valorisation alimentaire du silure est jugée essentielle. Il est demande que les représentants des pécheurs amateurs soient intégrés aux échanges et qu’une communication soit faite auprès des pécheurs de silures pour expliquer les projets qui pourraient être envisages.
Il est signale l’intérêt de contacter la fédération de pèche du Loiret (pour une étude sur la valorisation des espèces exotiques dont le silure).
Pour l’ensemble des raisons évoquées plus haut, il semble judicieux de rechercher un partenariat élargi (pécheurs professionnels, LOGRAMI, associations de pécheurs
amateurs…).
5/6
3. Autres leviers d’actions évoqués :
• Leviers économiques
La poursuite de la réflexion sur le développement d’une filière d’exploitation et de valorisation du silure par les pécheurs professionnels du bassin de la Loire doit être poursuivie.
• Leviers réglementaires
Comme évoqué plus haut, le classement de l’espèce comme susceptible de créer un déséquilibre biologique ne semble pas pertinent. L’autorisation de nouveaux engins de pèche spécifiques ou de pèche exceptionnelle a caractère scientifiques pourront être étudiés en fonction des projets.
• Leviers pédagogiques
En la matière, il convient de poursuivre la valorisation de l’image de cette espèce comme exploitable. En outre, si des introductions de silures étaient avérées, il conviendrait de communiquer clairement pour qu’elles disparaissent.
4. Perspectives :
Les perspectives abordées en séance sont les suivantes :
• la nécessité de murir le projet entre les partenaires et porteurs éventuels ;
• la disposition des services de l’Etat pour faciliter la démarche (possibilité de poursuite des échanges si besoin avec un autre GT, encadrement réglementaire nécessaire, appui a la communication et a la concertation, poursuite du travail sur les données de captures et de répartition…) ;
• la possibilité de saisir le groupe d’appui du PLAGEPOMI (envisage début juin) pour avis sur un projet plus abouti (en vue par exemple d’un projet a déposer dans le cadre
de l’appel a projets migrateurs 2018).

Dernière modification par RODANGES (10-06-2017 20:00:12)

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#17 10-06-2017 20:51:48

philippe germain
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Merci Rodanges pour ton intervention et la copie du document officiel que j'avais mis plus haut!
no comment sur les pro no killer ! ces gloutons ne sont pas les saumons atlantiques de la Loire Allier classés vulnérables voir en grand danger !
En confidentiel c'est une affaire suivie et à suivre !
A+

Dernière modification par philippe germain (11-06-2017 17:40:25)


la sagesse n'attend pas le nombre des années, quand, coulera une rivière pleine de grands saumons nous serons des rois.

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#18 11-06-2017 14:29:38

philippe germain
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

• Sur le cadre réglementaire, les protocole et moyens techniques :
Le classement du silure en espèce susceptible de créer des déséquilibres biologiques ne semble plus d’actualité d’autant que la loi biodiversité a dépénalisé la remise à l’eau.

https://www.senat.fr/questions/base/201 … 03777.html: Classement nuisible du silure glane Sénat.

http://vertigo.revues.org/18425 : Analyse du traitement médiatique du silure glane (Silurus glanis), une espèce au centre de controverse.

Depuis 2006 date des premières études et en attendant des protocoles expérimentaux "scientifiques" 2018 que certains considèrent comme un début de prise en compte du problème, il n'y a pas lieu d'être rassuré, que donneront de plus les études approfondies sur le silure,  il est pour ainsi dire "protéger " il peut donc prospérer en toute tranquillité.

merci pour vos réponses.

Cordialement Philippe Germain

Dernière modification par philippe germain (11-06-2017 15:41:50)


la sagesse n'attend pas le nombre des années, quand, coulera une rivière pleine de grands saumons nous serons des rois.

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#19 15-02-2018 21:10:16

Luc Petit
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bonsoir, Savez-vous qui est la personne qui a écrit ce rapport ? Il s'agit de Mme Boisneau biologiste de Tours responsable du laboratoire de la faculté des sciences de Tours. Mais elle est aussi l' épouse de M. Boisneau ex biologiste et reconverti en pêcheur professionnel, mais qui est surtout président de la CONAPPED, qui regroupe la totalité des pêcheurs professionnels d'eau douce en France. Ces mêmes pêcheurs professionnels qui veulent aujourd'hui faire disparaître le silure comme ils ont quasiment fait disparaître le saumon. Réfléchissez, surtout renseignez vous sur vos sources. Bonsoir.


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#20 15-02-2018 22:15:57

raphaël
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Luc Petit a écrit :

Savez-vous qui est la personne qui a écrit ce rapport ? Il s'agit de Mme Boisneau

Oui on sait qui est Mme Boisneau, et son mari a pêché plusieurs tonnes de silures l'an dernier sur son seul secteur d'activité (comme chaque année d'ailleurs, ce qui a le droit de rendre inquiet n'importe qui qui comme moi vit au bord de la Loire... surtout quand on est en face d'un déni non étayé alors que des signaux alarmants existent).

Luc Petit a écrit :

Ces mêmes pêcheurs professionnels qui veulent aujourd'hui faire disparaître le silure comme ils ont quasiment fait disparaître le saumon.

Les pros de la Loire n'ont jamais fait disparaître quelque poisson que ce soit. Et surtout pas le saumon qui était pêché au filet barrage, technique bien particulière aux résultats complètement aléatoires, ne serait-ce parce qu'inutilisable en hautes eaux, c'est à dire quand le poisson monte... Mais peut-être ne sais-tu pas ce que c'est.

Ceux qui comme moi sur ce forum ont pu voir les Benoît père et fils exercer près du Bec d'Allier pourraient témoigner de la difficulté de ce métier, tout comme de la passion qui animait ces gens là. Ce qui a fait disparaître les poissons, c'est aussi ce qui par ricochet a fait disparaître cette activité séculaire (voir Genevoix, hein!): la pollution, les extractions de granulats et les barrages. Désormais au lieu de valoriser les anguilles (disparues par ici, front de colonisation 200 km en aval!), les brochets (plus de zones humides, plus de frayères), les saumons (on sait pourquoi), les gars font ce qu'ils peuvent pour vendre trois terrines de mulets et de barbeaux et un peu de silure fumé aux touristes qu'ils promènent sur leurs gabarres pour des sorties natures et terroirs pendant l'été.

Luc Petit a écrit :

Réfléchissez

Je te renvoie donc le compliment...

Dernière modification par raphaël (15-02-2018 22:16:15)


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#21 15-02-2018 22:51:35

Luc Petit
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Je me doutais bien, que je ne serai pas en pays amis.  tongue  Pourriez vous me fournir des chiffres exacts de ce que vous avancez sur le tonnage de M. Boisneau; J'habite à Tours et quand on va demander à l'ONEMA les chiffres des prises que les pros sont obligés de donner, on ne vous les donne pas. Sachez également que les silures de Loire sont les plus gros poissons bio accumulateurs, qu'il est recommandé de les manger avec modération.


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#22 15-02-2018 23:05:08

Luc Petit
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bernard.L a écrit :

Un peu hors sujet , mais concernant aussi les silures . Une vidéo tournée à Albi que j'avais vue sur une chaine télé :
   
                         

En extrapolant peut-être un peu , pourquoi pas  des enfants pataugeant au bord de l'eau ou tombant d'un canot ?
On commencera à se poser des questions et prendre des mesures  .

Monsieur, connaissez vous Albi, peut-être pas. Albi est une ville où vivent une colonie énorme de pigeons qui stationnent sous les pont du Tarn. Un véritable fléau pour les dégâts faits par leurs déjections. La mairie ne sait plus comment maîtriser ce phénomène néfaste a l'image du tourisme. Quand vous voyez une vidéo servir de prétexte pour dire ou pour faire penser comme vous l'avez dit que le silure est un horrible monstre, sachez qu'il est devenu le copain des albigeois qui souhaiteraient même qu'ils soient plus actifs  :)  Le silure est un poisson oportuniste pour sa nourriture et va souvent où se trouve sa nourriture alors un pigeon de temps à autres pourquoi pas. Les brochets font pareils avec les poule d'eau, les canetons.

Dernière modification par Luc Petit (15-02-2018 23:43:42)


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#23 16-02-2018 00:19:25

raphaël
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Un peu de video "sensationnelle" histoire de chercher à faire monter l'émotion... et de tuer la réflexion? Ces histoires de pigeons et canetons n'apportent rien, relevant de l'anecdote (si les poissons pouvaient bouffer tous les oiseaux du monde, ça se saurait; tiens y'a aussi des vidéos de GT attrapant des mouettes au vol; d'ailleurs l'étude sur le comportement dans Albi est intéressante, seuls les poissons de +/-1.50m ont ce comportement, les petits sont trop petits, les gros risquent l'échouement).

Le chiffre pour l'an dernier serait 19 tonnes! La bestiole représente sur certains secteurs de 2de cat plus de la moitié de la biomasse et peut en ingurgiter annuellement la moitié. Ca, ce ne sont pas des anecdotes. Qui plus est, les études faites ces derniers temps ne concernent que certains profils de rivières (larges et profondes) et sont dans certains cas sont tronquées car elles ne citent curieusement aucun grand poisson (Dordogne par ex). Ici, on a une rivière présentant peu de faciès productifs (les hectares de sable sans un poisson...), peu profonde, où les proies habituelles (brème, carpe, carassin) sont très loin d'être majoritaires. L'eau est claire, je pêche en bateau, ce que j'observe de visu en quantité de silure dépasse parfois l'entendement; ce qui est hélàs confirmé par les résultats des pêches des uns et des autres par ailleurs. Quand on sait aussi que l'animal est arrivé sur le haut Allier jusqu'à Lavoulte-Chillac ou qu'on l'a trouvé au milieu des ombres et des truites de la Basse Rivières d'Ain, on a le droit de s'inquiéter. Dans notre cas, chaque saumon compte et ça fait mal au c.. de les savoir avalés tout rond dès le réveil des chats en mars, et pas seulement au pied des barrages, mais partout sur le linéaire ligérien. Une recherche d'impact exhaustive mériterait d'être menée, même si' j'admets que vu le contexte, c'est loin d'être prioritaire.

Même s'il faut bien reconnaître que effectivement le silure n'a rien fait disparaître pour l'instant, on vivait très bien sans il y a trente ans. Et le fait qu'il a été présent sur le bassin rhodanien il y a plusieurs millions d'années n'a que peu de rapport avec la Loire actuelle... Bon, il semblerait que sur le Rhône, les populations se stabilisent à la baisse, ça finira peut-être par arriver ici (mais à biotope différent, réponse différente?).

PS: Je ne les mange pas (c'est pas terrible en fait, un peu gras et gélatineux), mais les renards, les sangliers et les mouches vertes et bleues adorent...

Dernière modification par raphaël (16-02-2018 00:21:11)


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#24 16-02-2018 01:49:14

Florian Dairon
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Bonsoir les saumoniers,

Alors tout d'abord je me présente, grand passionné de pêche je recherche la quasi totalité des espèces piscicoles présentes sur le bassin Loire-Bretagne, mais je reste avant tout siluriste, oui siluriste ! wink
J'ai fais mes études dans le domaine de l'eau (hydraulique fluvial) et j'ai travaillé sur divers projets portants sur des thèmes d'actualités, le principal étant la continuité écologique (libre circulation des sédiments et des espèces pour ceux qui ne connaissent pas la définition).
J'interviens de temps a autre avec la fédé86, notamment pour des pêches de sauvetages sur la fosse aval du barrage de la manu a châtellerault (saumon de 80cm en mauvais point bloqué derrière l'ouvrage sauvé en  2012)

Tout d'abord je tiens à apporter un témoignage en la mémoire de mon arrière grand père (qui me doit entre autre cette passion). Passionné de pêche depuis le plus jeune âge lui aussi, il pratiquait sur la vienne à hauteur de châtellerault et je ne saurait vous dire la quantité de saumons qu'il a pu y capturer jusqu'en 1920... année de construction du barrage de la maison rouge au bec des 2 eaux (confluence creuse-vienne en aval de châtellerault). Les années suivantes, très étrangement plus de saumons.. (il faut savoir que le silure est recensé sur la Vienne depuis 1980). En 1998 le barrage est arrasé.
Aujourd'hui je constate la réapparition du saumon avec une population de silure glane stabilisée et vieillissante (spécimen de 2m58 capturé pour ma part pour un âge estimé à 35-40ans). Je vais vous donner quelques chiffres, sur l'année 2017 ma moyenne est à 2m05 avec un total de 11 individus dépassant les 2m30 sur la soixantaine capturés (contenus stomacaux réalisés exclusivement VIDES pour la pluparts). A côté de celà en bordure de fosse (où je capture ces poissons destructeurs pour certains), je réalise des belles bourriches de barbeaux, brême et autres chevesnes ou hotus en pêchant au feeder. En observation également, une année record sur la quantité de perches, du jamais vu auparavant. Concernant les migrateurs, très peu d'aloses lamproies et anguilles cette année (comme sur tout l'hexagone) ayant franchis la passe du barrage de la manu a châtellerault (des restes en rondelles), néanmoins 8 saumons ayant quand même franchis la passe du barrage, pourtant peu fonctionnelle.

Moralité de l'histoire ne confondez pas tout..  wink au lieu de remettre bêtement la faute sur une espèce, cherchez à comprendre la source du problème et là on pourra avancer. Écoutez les pêcheurs pros qui cherchent à mettre le silure glane responsable, pour justifier l'intensification de leurs pratiques (aux filets qui ne capturent que les silures)... tongue 
Réfléchissez y bien svp...

Cordialement,
Merci

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#25 16-02-2018 11:14:43

raphaël
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Re : Prédation des poissons migrateurs par le silure en Loire

Yep!

Florian tu crois me/nous apprendre quelque chose là?

Z'êtes gentils les gars, vous nous dites de réfléchir et vous ne lisez même pas ce qu'on écrit... Au mieux, vous le comprenez comme vous avez envie de le comprendre. On ne confond pas les problèmes, on a juste la lucidité de les voir qui s'empilent et qu'ils sont tous d'origine humaine: aménagements, pollutions, introductions.

Mais allez, continuez, introduisez. C'est pas grave... Ici les crapets commencent à devenir très courants (alors que leur introduction était considéré comme ratée il y a plus de 100 ans), des ânes sont introduit des aspes en Loire aval il y a 15-20 ans, et ça commence à pulluler sur tout le bassin. C'est quoi le prochain prédateur (les candidats sont hélàs nombreux)?
On soupçonne l'amour blanc de réussir sa reproduction de temps en temps lors des été chauds sur la Loire (de fait les observations sont de plus en plus fréquentes). Bravo! Un animal subtropical qui vit normalement dans des eaux où la végétation pullule débarque dans un fleuve où les herbiers ont toutes les peines du monde à s'établir de fin mai jusqu'au début de l'automne... Et je ne parle pas des pseudorasboras ni des multiples problématiques liées aux écrevisses.

Les rivières ne sont pas nos petits bacs à sable personnels. Une des bases de l'hydrobio c'est que le nombre d'espèces prédatrices est corrélé au nombres d'espèces fourragères, in fine à la richesse et à la diversité des niches écologiques disponibles.

Alors les pros peuvent bien prendre tous les silures qu'ils veulent, c'est un juste retour de manivelle, je m'en tamponne le carafon...  D'ailleurs, les chats n'auraient pas été introduits, ils ne les auraient pas pris. devil devil M'étonnerai d'ailleurs qu'on puisse en venir à bout, faudra bien vivre avec, en quantité aussi limitée que possible.

Dernière modification par raphaël (16-02-2018 11:16:11)


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