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Le forum du Club des Saumoniers comporte trois parties :
- une partie publique accessible à tous les visiteurs, enregistrés ou non;
- une partie privée 'inscrits' accessible aux participants enregistrés et aux membres du Club;
- une partie privée 'membres' accessible aux membres du Club exclusivement.

Modérateurs :Christian Roulleau , denis , michbzh , Medram , speycaster

Contact : Webmestre

#1 13-11-2017 22:21:33

Sebastien Carlet
Adhérent
Inscription : 31-05-2011
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Micro centrale, encore une !

Aller une petite signature pour la riviÚre préférée de notre trésorier wink

https://www.cyberacteurs.org/cyberactio 
 -1848.html

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#2 13-11-2017 23:34:42

germain philippe
Adhérent
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Re : Micro centrale, encore une !

Bonsoir Ă  tous
Merci SĂ©bastien pour cette info je suis preneur sur tout ce qui touche aux atteintes en hydroĂ©cologie, hydrobiologie, continuitĂ© etc 

Messieurs  les administrateurs et chers adhĂ©rents du CDS chers internautes pourriez vous condamner ce genre de projet lors de consultation publique en vous opposant Ă  la prolifĂ©ration de micro centrale sur de nombreuses riviĂšres Françaises entrave irrĂ©versible Ă  la continuitĂ© Ă©cologique et biologique d'espĂšces aquatiques.

Carton rouge !

cdlt
Philippe

DerniĂšre modification par germain philippe (13-11-2017 23:36:27)

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#3 13-11-2017 23:49:23

AztĂšque
Adhérent
Inscription : 23-10-2015
Messages : 65

Re : Micro centrale, encore une !

C'est étonnant ce que l'on peut faire avec du culot dans ce pays civilisé et (trÚs) rÚglementé.
La lecture du document m'a fait sourire angel vrai, mais jaune...
Pour la pétition, c'est fait

j'en profite pour un petit N.B.
Je suis Inscrit bien sĂ»r mais surtout AdhĂ©rent du CDS. Petite erreur informatique qui va ĂȘtre corrigĂ©e.
merci Michel.


"...pour pĂȘcher le saumon Ă  la mouche. Ils Ă©taient arrivĂ©s directement Ă  la riviĂšre, sans mĂȘme penser Ă  l'existence de monuments, de musĂ©es, de villes et de filles splendides..."
L. CarrĂšre (Le saumon - poisson royal)

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#4 14-11-2017 00:09:12

tac73
Adhérent
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Re : Micro centrale, encore une !

Bonsoir a tous,
C'est signé
Bernard

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#5 14-11-2017 00:13:43

michbzh
Webmestre
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Re : Micro centrale, encore une !

qui est corrigée, tony !!!
pour info générale : tony avait saisi une adresse mail dans son compte adhérent(mon compte) et une autre dans son profil forum .
a+
michel
péttion signée !


je suis charlie

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#6 14-11-2017 09:35:02

alose11
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Re : Micro centrale, encore une !

Signé aussi.

Salut Michel,c'est quoi "péttion"imparfait ?


GĂ©rard Muelas / alose 11

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#7 14-11-2017 14:45:46

gerard vieille hardy
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Inscription : 23-04-2013
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Re : Micro centrale, encore une !

Bonjour Ă  tous ,c’est signĂ©.A plus GĂ©rard.

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#8 15-11-2017 00:23:08

Denis
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Re : Micro centrale, encore une !

Bonsoir Ă  tous,

C'est signé.

Denis

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#9 15-11-2017 00:53:02

Jmdthym
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Re : Micro centrale, encore une !

Bonsoir,

Signé, merci pour ce signalement.

Jean Michel.

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#10 15-11-2017 08:48:40

fabrice
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Re : Micro centrale, encore une !

Signé !
Ils font quand mĂȘme vraiment chiĂ© avec leur projet (et c'est loin d'ĂȘtre le dernier), tout ça pour rĂ©cupĂ©rer 3 ronds.

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#11 15-11-2017 08:56:45

jjlegaulois
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Re : Micro centrale, encore une !

Informé par un autre canal, et déja signé. Tonton gaulois.

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#12 15-11-2017 19:28:26

RODANGES
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Re : Micro centrale, encore une !

Désolé, mais je vais dire pourquoi, tout d'abord je ne vais pas cosigner ce texte, mais aussi pourquoi nous (je ne précise pas qui) nous allons aller devant le TA avec des arguments juridiques contre ce projet.

Une pĂ©tition sous forme de courrier au PrĂ©fet de Haute-Loire a donc Ă©tĂ© signĂ©e par divers acteurs essentiellement locaux et plus ou moins conscients de ce qu’ils signent. Elle s’appuie sur l’aspect patrimonial, la sauvegarde du saumon et divers autres critĂšres, le seul absent Ă©tant que, si ce courrier s’appuie sur de Ă©lĂ©ments dont certains peuvent ĂȘtre soutenus par tous ceux qui luttent contre cette plaie que constituent les microcentrales, il oublie le seul argument juridique imparable : ce projet ne peut s’appuyer sur un « droit fondĂ© en titre » dĂšs lors que la future usine ne se trouverait pas Ă  l’emplacement des anciens moulins, si tant est qu’ils existent encore autrement qu’à l’état de ruine pour au moins l’un d’entre eux.
Mais si on ne peut que soutenir toute lutte contre ce projet, le courrier-pétition contient aussi des éléments et des prises de position insoutenables.
Tout d’abord, la pĂ©tition semble privilĂ©gier le fait que ce cours d’eau devrait ĂȘtre prĂ©servĂ© non parce qu’il est un cours d’eau, mais parce qu’il alimente la pisciculture de Chanteuges, prĂ©sentĂ©e de façon mensongĂšre, en particulier dans la phrase : « Son rĂŽle pour sauver le saumon de la Loire est dĂ©cisif, comme l’ont montrĂ© diverses Ă©tudes rĂ©centes », car justement toutes les Ă©tudes montrent non seulement l’inutilitĂ© de ce type d’installation et de l’alevinage en gĂ©nĂ©ral, mais aussi sa nocivitĂ© potentielle, reconnue implicitement par le Conseil scientifique (indĂ©pendant et international) en charge du Plan de Gestion des poissons migrateurs.
Plus grave, ce texte est cosignĂ© par le prĂ©sident de la FRANE, alors qu’il parle d’une « coopĂ©ration exemplaire et nouvelle avec l’entreprise EDF, le grand barrage de PoutĂšs, sur le Haut Allier est en voie de reconfiguration complĂšte. ». Or c’est une rĂ©fĂ©rence explicite Ă  la convention hydro-Ă©lectricitĂ©, que ni FNE ni la FNPF n’ont signĂ©, mais que hĂ©las les chasseurs d’argent public soutiennent encore. Et valider ainsi le dernier-(futur ancien ?) projet de PoutĂšs Ă  7 m est irresponsable. Et ceux qui sont au comitĂ© de bassin Loire-Bretagne, qui finance en grande partie la pisciculture de Chanteuges et financera de mĂȘme le nouveau PoutĂšs quel qu'il soit, savent que EDF ne joue pas le jeu.

DerniĂšre modification par RODANGES (15-11-2017 19:57:08)

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#13 15-11-2017 20:58:33

Christian Roulleau
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Re : Micro centrale, encore une !

SignĂ©  tongue


Christian

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#14 16-11-2017 09:28:58

Pascal
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Re : Micro centrale, encore une !

Rodanges pour le droit fondé en titre tu as raison!!
Mais l'emplacement n'est pas le seul critÚre car le nouvel aménagement devrait également correspondre avec l'ouvrage historique en termes de cote altitudinale de prise d'eau, de débit dérivé et donc de puissance ... De plus, si l'ouvrage était en ruine précédemment à la construction du nouvel aménagement le droit fondé en titre tombe.
Pour plus d'info un doc qui date de 2010:

http://www.gesteau.fr/sites/default/fil 
 _titre.pdf


"Le peu qu'on peut faire, le trÚs peu qu'on peut faire, il faut le faire ..." Théodore Monod

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#15 16-11-2017 12:30:53

RODANGES
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Re : Micro centrale, encore une !

Pascal tu as totalement raison. J'ai ce guide des droits fondĂ©s en titre, ainsi que celui Ă©ditĂ© par le SĂ©nat. Nous avons un problĂšme semblable sur la Sioule. J'avais simplement rĂ©sumĂ© en un seul critĂšre. En fait si on analyse, il s'agit d'un "nouveau projet" au sens du classement du cours d'eau, Ă  savoir liste 1 et 2, et en liste 1 (Grands migrateurs en l’occurrence) un nouveau projet n'est tout simplement pas possible. Je l'avais signalĂ© dĂ©jĂ  aux protestataires, mais les rĂ©dacteurs du courrier (pas les signataires, qui n'ont apparemment pas vu le piĂšge concernant PoutĂšs) sont plus intĂ©ressĂ©s Ă  copiner avec les pourvoyeurs de subsides que rĂ©ellement prĂ©occupĂ©s par le devenir rĂ©el des cours d'eau. Ou plus exactement, car ils ont rĂ©ellement la fibre environnementale, on dira que les nĂ©cessitĂ©s vitales (avoir de quoi vivre) l'emportent sur leurs convictions. C'est toute la diffĂ©rence entre un permanent d'association et un bĂ©nĂ©vole. Je sais qu'en disant cela je mets les pieds dans le plat, mais il y en a marre des chasseurs de subsides, mĂȘme si leur passĂ© a pu ĂȘtre assez glorieux.
Il faut ĂȘtre clair : ERN soutient non seulement l'alevinage, mais fait aussi la promotion de l'alevinage dans les zones refuges contre l'avis de tous les scientifiques, (je rappelle que le Conseil scientifique du saumon de Loire est international et indĂ©pendant). ERN et le CNSS soutiennent aussi le denier projet EDF de barrage de 7 mĂštres Ă  PoutĂšs, qui est contradictoire avec la seule expertise indĂ©pendante que nous ayons (Rapport Philippart), laquelle prĂ©conise un seuil ne dĂ©passant pas 2 mĂštres. Les promesses d'EDF d'ouverture totale du barrage pendant 90 jours valent ce que valent les promesses d'EDF. Le Conseil d'administration de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne, financeur du futur amĂ©nagement, vient d'en faire l'expĂ©rience car au mois de juin EDF a prĂ©sentĂ© et fait valider un projet de barrage Ă  4 mĂštres alors que leur dĂ©lĂ©guĂ© savait dĂ©jĂ  qu'ils ne le feraient pas, le projet Ă  7 mĂštres Ă©tant dĂ©jĂ  presque prĂȘt. Il est d'ailleurs toujours "presque prĂȘt" car bien des choses demeurent obscures en ce qui concerne la libre-circulation des poissons (et il n'y a pas que les saumons). En fait EDF essaye de rĂ©soudre Ă  nos dĂ©pens la contradiction : soit le projet est viable pour la continuitĂ© Ă©cologique, et dans ce cas il ne peut ĂȘtre rentable, soit il est rentable mais ne satisfait pas aux critĂšres de libre-circulation des espĂšces et des sĂ©diments. On voit ce qu'il a choisi, et c'est pour cela que si nous pouvons, nous devons lutter contre ce projet de microcentrale, nous ne devons pas signer n'importe quoi.

DerniĂšre modification par RODANGES (16-11-2017 12:57:10)

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#16 07-12-2017 22:36:57

RODANGES
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Re : Micro centrale, encore une !

Vous trouverez ci-aprÚs le courrier expédié au préfet de la Haute-Loire par ANPER.
Objet : Projet de microcentrale hydroélectrique sur la commune de Chanteuges.

Monsieur le Préfet,

Nous avons appris qu’un projet de microcentrale hydroĂ©lectrique Ă©tait en cours sur la commune de Chanteuges et que les travaux avaient dĂ©butĂ©.

Or ce projet repose sur des justifications et sur des droits qui n’ont pas d’existence formelle. En effet, le pĂ©titionnaire s’appuie sur un « droit fondĂ© en titre »  qui n’existe plus d’une part, et d’autre part, le regroupement de plusieurs ouvrages en un seul doit ĂȘtre apprĂ©ciĂ© comme Ă©tant une « installation nouvelle » faisant l’objet d’une instruction par les services de l’Etat. On rappellera que le classement du cours d’eau en liste 1, s’il permet l’utilisation de la force motrice de l’eau par le dĂ©tenteur d’un droit existant, ne permet pas l’installation d’un tel ouvrage.

Dans son avis du 15/092017, la DREAL, si elle ne se prononce pas sur le fond, note tout de mĂȘme qu’il s’agit de « NOUVELLES INSTALLATIONS D’UNE PMB TOTALE INFERIEURE OU EGALE A 4,5 KW » et qu’il y a « AUGMENTATION DE PUISSANCE DE PLUS DE 20 % DES INSTALLATIONS EXISTANTES » (sic : les « installations » n’existent plus).

Par ces motifs, nous vous demandons, Monsieur le PrĂ©fet, de ne pas autoriser ce projet et tous travaux qui seraient effectuĂ©s en vue de sa rĂ©alisation. Une telle autorisation ferait l’objet d’un recours contentieux.

Avec l’expression de notre plus profond respect,

Le Président,
Jean-Michel FERRY
                               

CONCERNANT LE « DROIT FONDE EN TITRE »

La prise d’eau et l’ouvrage sont indissociables en ce qui concerne le fondement du droit, qu’il soit « en titre » ou « sur titre ». Or, le moulin a Ă©tĂ© dĂ©truit comme l’atteste le rapport d’Isabelle MALFANT-MASSON, gĂ©nĂ©alogiste, 13 cours Victor Hugo - 43000 LE PUY-EN-VELAY datĂ© de septembre 2015.
Dans ce rapport, il est Ă©crit (page 10) :
‱    Agrandissement du moulin en 1875.
‱    DĂ©molition puis reconstruction vers 1908-1909 et Ă  la mĂȘme Ă©poque construction d'un nouveau bĂątiment d'habitation et d'un nouveau moulin, le tout avec une trĂšs importante augmentation du revenu foncier de la parcelle.
‱    DĂ©molition du moulin le plus ancien vers 1921 et construction d'un garage.
La simple affirmation que l’ancien moulin a Ă©tĂ© dĂ©truit implique la perte du « Droit fondĂ© en titre » puisque celui-ci repose, en jurisprudence constante, sur le lien entre ce droit et l’emplacement originel. Le changement d’emplacement est attestĂ© par le fait que, l’ancien moulin ayant Ă©tĂ© dĂ©truit aprĂšs la construction du nouveau, le nouveau ne pouvait se trouver au mĂȘme emplacement.

(Extrait de)
GUIDE PRATIQUE RELATIF A LA POLICE DES DROITS FONDES EN TITRE suivi d'un question-réponse et de la jurisprudence essentielle
MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DE L’ÉNERGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE LA MER en charge des Technologies vertes et des NĂ©gociations sur le climat
Direction gĂ©nĂ©rale de l’amĂ©nagement, du logement et de la nature
Direction de l’eau et de la biodiversitĂ©

-    Depuis une jurisprudence rĂ©cente, on sait dĂ©sormais que ce droit peut se perdre si l'ouvrage est ruinĂ© ou si il y a un changement d'affectation des ouvrages principaux permettant de le faire fonctionner. Or, un droit de propriĂ©tĂ© ne peut se perdre sans renonciation expresse de la part de son titulaire (CE Laprade, 5 juillet 2004: un droit fondĂ© en titre se perd lorsque la force motrice du cours d'eau n'est plus susceptible d'ĂȘtre utilisĂ©e par son dĂ©tenteur, du fait de la ruine ou du changement d'affectation des ouvrages essentiels destinĂ©s Ă  utiliser la pente et le volume de ce cours d'eau).

-    C'est Ă  l'administration que revient la charge de la preuve de la modification, sinon la consistance lĂ©gale Ă©tablie Ă  partir des ouvrages existants aujourd’hui est prĂ©sumĂ©e identique Ă  la consistance d'origine. Soit l'administration peut produire les titres authentiques en vertu desquels la prise d'eau a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e, soit elle doit rechercher toute preuve de la modification de la consistance lĂ©gale (par tout moyen, dont la dĂ©duction) : en cherchant Ă  quoi servait le moulin a l'origine, on peut dĂ©duire une approximation de la consistance, ou en procĂ©dant par analogie avec des ouvrages identiques sur le mĂȘme cours d'eau ou en utilisant des inventaires administratifs de prises d'eau comportant des indications sur cette consistance.

-    Pour dĂ©terminer la consistance lĂ©gale, on opĂšre une distinction entre des travaux effectuĂ©s en vue d'une meilleure utilisation du dĂ©bit et une vĂ©ritable modification de la consistance lĂ©gale. Les critĂšres retenus pour opĂ©rer cette distinction sont la modification de la hauteur de chute et du volume du dĂ©bit dĂ©rivĂ©.




SUR LE REGROUPEMENT DES OUVRAGES EN UN SEUL

En gĂ©nĂ©ral, un droit fondĂ© en titre est attachĂ© Ă  un ouvrage en particulier, ayant des caractĂ©ristiques physiques bien prĂ©cises (1 barrage de prise d'eau donnĂ©, 1 bief donnĂ©, 1 moulin donnĂ©, 1 canal de fuite donnĂ©, etc.). Si le Conseil d'Etat reconnait que l'on peut amĂ©liorer les performances d'un ouvrage tant que la consistance lĂ©gale n'en est pas modifiĂ©e, il a nĂ©anmoins prĂ©cisĂ© que lorsque les modifications sont trop substantielles, mĂȘme dans l'hypothĂšse oĂč l'on resterait dans les limites de la consistance lĂ©gale, et notamment lorsqu'il s'agit de regrouper deux moulins en un seul, le caractĂšre fondĂ© en titre ne pouvait ĂȘtre maintenu, une autorisation devait ĂȘtre demandĂ©e (CE, 22 dĂ©cembre 1950, Terrien). En outre, la plupart du temps les travaux de regroupement de plusieurs installations en une seule conduisent Ă  une augmentation de la puissance qui nĂ©cessite une autorisation. Il est donc plutĂŽt a priori difficile de maintenir un caractĂšre fondĂ© en titre au droit d'usage de la force hydraulique ainsi modifiĂ©. A priori, les droits fondĂ©s en titre ne se cumulent pas en un seul.

Le classement d'un cours d'eau au titre de l'article 2 de la loi de 1919 conduit Ă  interdire l'autorisation ou la concession (au titre de cette mĂȘme loi de 1919) de toute entreprise hydraulique nouvelle. Un ouvrage fondĂ© en titre n'est pas soumis Ă  autorisation au titre de la loi de 1919, sa remise en exploitation est donc possible sur de tels cours d'eau ‘’rĂ©servĂ©s’’ Mais bien sĂ»r, il doit ĂȘtre tenu compte du caractĂšre ‘’rĂ©servé’ du cours d'eau dans les exigences environnementales qui seront prescrites pour cette rĂ©habilitation. Si ces exigences sont trĂšs fortes, elles peuvent justifier un refus de remise en exploitation.

Pour une installation autorisĂ©e avant 1919 d'une puissance infĂ©rieure Ă  150 KW : Le renouvellement de l'autorisation de la puissance augmentĂ©e n'entraine pas les mĂȘmes consĂ©quences pour une telle installation. En effet, une telle installation bĂ©nĂ©ficie d'une autorisation ‘’normale’’ dont le caractĂšre perpĂ©tuel ne se justifie que si elle demeure d'une puissance inferieure Ă  150 KW et si elle est exploitĂ©e selon son titre d'origine.
DÚs lors que sa puissance est augmentée, au moment du renouvellement de l'autorisation de cette puissance supplémentaire, l'installation n'est plus régie que par une seule autorisation avec échéance pour l'ensemble de sa puissance, sans aucune distinction de sa puissance initiale inférieure à 150 KW. Le caractÚre perpétuel ne perdure en aucun cas pour la partie de puissance initiale inférieure à150 KW.
Dans les deux cas, un renouvellement d'autorisation est considéré comme une autorisation nouvelle.


Jurisprudence CE, 22 décembre 1950 Terrien:
On ne peut pas admettre un bouleversement total, une transformation en profondeur de l'ouvrage mĂȘme si l'on reste dans la consistance lĂ©gale. En l'espĂšce, il s'agissait de regrouper deux moulins en un seul. Le Conseil d'Etat considĂšre qu'une telle transformation, mĂȘme sans changer la puissance totale additionnĂ©e des deux ouvrages, est soumise Ă  autorisation au titre de la loi sur l'eau de l'Ă©poque (des lois de 1919 sur l'Ă©nergie et de 1992 sur l'eau aujourd'hui).

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#17 10-12-2017 11:32:08

Christian Chancioux
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Re : Micro centrale, encore une !

Signé,

Le projet Sivens a fait une victime, depuis lors, il est trÚs difficile pour les promoteurs de ce genre de "passer en force", la situation est pour le moins étonnante, à moins que quelque disposition légale ne nous échappe, il y a bon espoir...

Merci Rodange, pour tes infos, et la pertinence de tes analyses.

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#18 10-12-2017 11:57:33

germain philippe
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Re : Micro centrale, encore une !

Bonjour Ă  tous, Christian
Nous ne sommes pas hors contexte car le cas des micro-centrale c'est l'arbre qui cache la forĂȘt.
ci dessous il y a une forĂȘt d'exemple.
Sivens l'effondrement du barrage pour la démocratie participative.

Je rebondi pour vous communiquer quelques éléments supplémentaires.

A propos de consultation citoyenne un article a lire

https://www.ldh-france.org/wp-content/u 
 mental.pdf

Nul doute que C Lambert pdt FNSEA à raison, ses paroles sont des prophéties "nourrir l'humanité" mais à quel prix?.
Extrait page 19
Le Medef estime qu’il y a une Ă©volution avec une focalisation  sur  l’écologie  et  l’environnement, au dĂ©triment de la notion de dĂ©veloppement durable qui  permet  d’associer  Ă©conomie,  social  et  environnement  »
A  la  FNSEA,  Christiane  Lambert,  Ă©leveuse  de  porcs  en  Maine-et-Loire, n’admet pas que la discussion sur l’opportunitĂ©  d’un  projet puisse le bloquer un jour « Si j’ai un projet de porcherie, je ne veux pas que les Ă©cologistes me disent qu’il vaut mieux faire des chevaux »

Un bel exemple de concertation,  avez vous eu cette info ci dessous ?
http://www.bretagne.developpement-durab 
 ion_vd.pdf lien en ligne pour rĂ©pondre et quelles peuvent ĂȘtre ces rĂ©ponses?.
si vous n'avez pas eu cette info, quelles en sont les raisons?

Cette concertation est des plus importante l'avis citoyen pouvant interfĂ©rer( il faut y croire) sur les dĂ©cisions politiques socio-Ă©conomiques et environnementales,  la mise en place d'un programme pour amĂ©liorer la qualitĂ© de l'eau vis Ă  vis des nitrate au niveau national voir les 9 sites DREAL rĂ©partis sur le territoire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/po 
 ie-5217163 et cette vidéo https://france3-regions.francetvinfo.fr 
 34919.html
MalgrĂ© l'impact environnemental d'une agriculture productiviste dont les effets sont visibles ULVES et d'autres beaucoup moins  molĂ©cules pesticides dans les eaux altĂ©rant les fonctions physiologiques des poissons entre autre.

Que penser de l'autorisation donnĂ©e pour l'extension de mĂ©ga Ă©levage sur des ZAR voir cartographie http://www.observatoire-eau-bretagne.fr/ 

un constat pour les zones impactĂ©es par les concentrations en nitrate sont classĂ©s ZAR  zone action renforcĂ©e car  ZES zone excĂ©dent structurel,et BVAV bassin versant algues vertes, au passage le 1er PLAV plan algues vertes 2010-2015 Ă©tait dotĂ© de 130 millions d’euros, ce plan vise entre autres Ă  rĂ©duire les rejets de nitrate dans les exploitations agricoles. 2 Ăšme plan algues vertes 2017 2021 s'Ă©lĂšve Ă  55.5million€, d'oĂč vient le pognon ?

Je vous laisse le soin de conclure, et Rodanges complétera trÚs certainement.
cdlt
philippe

DerniĂšre modification par germain philippe (10-12-2017 15:27:19)

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#19 10-12-2017 20:22:33

RODANGES
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Re : Micro centrale, encore une !

Commentaire du représentant de la petite hydro-électricité, lors du colloque de Tours, voyant une photo projetée à l'écran et représentant un bulldozer en train de repousser un tas d'algues vertes :
"Mais au moins cela donne du travail et fait fonctionner l'activité économique". Le message était clair, il ne faudrait pas que la politique de l'eau vienne déranger ce bel équilibre de cette activité économique ("polluer-dépolluer"), bien huilé par le lubrifiant de l'argent des citoyens.
On ne peut que suggĂ©rer Ă  ce genre d'individu de payer de sa personne dans cette vision.  Par exemple fumer comme un pompier pour faire marcher les buralistes et les pneumologues, ou avoir des accidents de voiture, de prĂ©fĂ©rence grave : hĂŽpitaux, chirurgie ambulatoire et matĂ©riel pour handicapĂ©s, assurances, secteur automobile, bref tous le bizness.
Cela s'appelle "franchir le mur du çon"

DerniĂšre modification par RODANGES (10-12-2017 20:23:35)

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#20 23-12-2017 18:45:47

RODANGES
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Re : Micro centrale, encore une !

Comment récupérer le travail des autres, et faire sa pub sans agir réellement.
Le 7 novembre dernier est paru un nouveau communiquĂ© de presse concernant la microcentrale de Chanteuges. Le prĂ©cĂ©dent, assorti d’une pĂ©tition que beaucoup ont signĂ©e de bonne foi, n’avait eu aucun effet sur le dossier mais permettait dĂ©jĂ  Ă  ses auteurs de faire valoir leur soutien (sans doute rĂ©ciproque) Ă  un « partenariat exemplaire avec EDF » et vanter les mĂ©rites de la pisciculture de Chanteuges. Seul ce dernier aspect est repris dans le CP du 7 novembre : la pisciculture produisant « 
 chaque annĂ©e, dans le cadre d’un programme de sauvetage d’une souche de saumon unique en Europe, 2 millions de jeunes saumons sauvages, Ă  divers stades, ». Le seul hic Ă©tant que, justement, ces jeunes saumons ne sont pas sauvages, comme le montrent toutes les Ă©tudes qui tombent dĂ©sormais rĂ©guliĂšrement.
Les communiquĂ©s de presse, c’est pratique, ne coĂ»te pas cher, permet de faire la publicitĂ© de ses soutiens et fait plus de bien Ă  ceux qui les produisent qu’à la cause qu’ils prĂ©tendent dĂ©fendre. Et puis, quand d’autres font des actions rĂ©elles, juridiques en particulier contre ce projet imbĂ©cile, cela permet de rĂ©cupĂ©rer leur travail. Pendant ce temps-lĂ , EDF peut tranquillement dĂ©velopper la renaissance du barrage de PoutĂšs-Monistrol avec le soutien de ces "partenaires exemplaires''.
Certaines signatures sont tout de mĂȘme surprenantes. La fĂ©dĂ©ration de pĂȘche c’est logique, elle est membre du CA et partenaire financier de la pisciculture (et rĂ©ciproquement).  MĂȘme chose pour la mairie (les emplois...). Mais pour d’autres, il est certain que si le RĂ©seau eau de FNE n’était pas en grande difficultĂ© en ce moment et privĂ© de presque tous ses membres les plus actifs, il n’aurait pas acceptĂ© de cautionner cette fausse monnaie. Quant Ă  l’AIDSA, on se demande, et on trouve cela dommage. Mais si cette association veut rejoindre ANPER dans l’action contentieuse engagĂ©e, on en sera ravis.

DerniĂšre modification par RODANGES (25-12-2017 11:48:19)

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#21 29-12-2017 19:55:44

germain philippe
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Re : Micro centrale, encore une !

Bonsoir Ă  tous

Je remarque qu'il n'y a pas eu de trĂȘve des confiseurs depuis mon absence sur le site du CDS et mĂȘme mieux encore un regain d'activitĂ© sur les diffĂ©rents forums, signe que vous ĂȘtes en pleine forme et d'attaque pour 2018.

Joyeuse fĂȘtes Ă  tous

Pour illustrer le propos de Rodanges le communiquĂ© de presse  source http://www.abpm-asso.fr/ qui est reprĂ©sentatif de "l'implication" de certaine association.
https://uploads.strikinglycdn.com/files 
 C3%A9f.pdf

cdlt
Philippe

DerniĂšre modification par germain philippe (30-12-2017 13:40:42)

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